Comparatif processeur: Marantz AV8801 vs Yamaha CXA5100

Ceci est un petit billet que j’ai écris sur le forum HCFR mais je pense que ça pourrait vous intéresser !
J’ai comparé mon ancien Processeur home cinéma Marantz 8801 contre un nouveau Yamaha CXA5100. Si ce genre d’initiative vous plait; n’hésitez pas à me le faire savoir :)

Petit historique de mon évolution en processeur et/ ampli :
Yamaha Z7 / Onkyo 818/ Onkyo 5010/ Marantz SR7009/ Marantz 8801 associé à un amplificateur Onkyo THX, le PA-MC5501.
De très nombreuses années chez Audyssey donc, ce qui à été mon plus gros frein pour le changement et le retour chez Yamaha.
L’installation est à l’heure d’aujourd’hui constitué de Paradigm en enceintes et de caissons klipsch sur une base 9.2
Malgré l’utilisation d’enceintes de bon gabarit, mon expérience m’a fait préférer une configuration en small de toutes les frontales et surrounds coupées en passe haut à 60hz et deux caissons qui prennent le relais en dessous.
Deux caissons parce que d’un point de vue dynamique/ impact et surtout équalisation naturelle dans la pièce, et bien c’est sans pareil. Les deux caissons sont placés en scène frontales entre les colonnes et la centrale.
Le mode le plus couramment utilisé était le DTS néo X qui pour moi allait plus loin que le DSX et que les autres modes. Par contre sur certaines bandes sons en 7.1 natives, je le coupais car je trouvais que parfois… ça rendait le son plus diffus, moins précis dans sa globalité.

Grand amateur des wides et d’une EQ sur les caissons ; ceci a été aussi un frein au changement mais j’ai finalement fait le pas. Le test HCFR et surtout l’avis de Hugo – dont je suis grand admirateur et qui arrive aux mêmes conclusions que moi sur bien des domaines -m’ayant conforté dans ma décision.

Alors ce CX5100.
Superbement fini – du yamaha quoi – télécommande volumineuse mais qualitative avec une bonne prise en main – micro assez light, et le plateau pour la calibration en hauteur. Tout y est.
Branchement des fronts/ center/ surround/  surround back en XLR et des deux subs en RCA.
Allumage de la machine, parcourt rapide des différents menus mais comme j’avais déjà téléchargé le manuel en PDF, je m’y retrouve assez vite.
Mise à jour car au déballage, elle était en 1.54 et maintenant 1.63 !
On ne traîne pas, étape calibration en 8 points plus une 4 points pour la hauteur.
La machine est rapide, très rapide. On sent qu’il y a de la puissance là-dessous.
Une fois terminé (un bon gros 1/4h), j’analyse ce qu’il m’a trouvé et là… surprise.

Pour lui toutes mes enceintes sont « larges » alors que Audyssey ne voyait que les frontales, il faudra modifier ça. Par contre, les niveaux sont nickel, de même que les distances.
Je reconfigure tout comme à mes habitudes donc, on passe l’ensemble en small 60Hz et le reste est envoyé aux deux subs. Sélection du mode YPAO naturel puisque à priori, c’est le plus intéressant et puis vont se suivre les démos suivantes sur bases d’extraits que je me suis sélectionné sur mes nombreux rip de bluray:
District 9/ Edge of tomorrow/ Godzilla 2015/ Gravity/ Guerre des mondes/ Interstellar/ Seigneur des anneaux/ Lucy/ Master & commander/ Noces funèbres/ Dark knight/ Tron legacy/ World invasion/ Prometheux/ Wrath of the titans/ Shakira bercy 2011/ Terminator Genisys/ Secret des poignards volants/ Narcos (séries).

Je commence par District 9 et oups, premier ajustement direct : le gain du préampli est radicalement différent du Marantz.
Avec le 8801, j’oscillais souvent entre -17dB & -09dB mais ici, je suis plutôt entre -22dB et -17dB grand max. ça ne révèle en rien un surplus de puissance bien entendu mais c’est surprenant.

ça commence:
J’aime bien la scène ou on sort l’agent du MNU de son sac pour lui faire subir quelques « tests » car c’est un mélange d’ambiance, de grave percutant et par moment de grave très profond.
Par rapport au 8801, je retrouve ce qui fait la force de yamaha, l’effet bulle de la scène arrière et ça n’est pas peu dire. C’est radicalement plus enveloppant que ce que j’avais avant. Souvent, il y a avait trop de présence arrière et je devais rectifier non sans mal pour obtenir un équilibre satisfaisant entre l’avant et l’arrière.
Par contre, le grave me semble moins profond mais beaucoup plus percussif.
Globalement ça me plait mais je retourne dans les menus pour voir un peu les courbes qu’il à fait et c’est bien ce que je craignais… les subs ne sont pas du tout equalisés. Il y a moyen de passer en manuel et de peaufiner tout ça ; bien plus que sur le 8801 d’ailleurs mais je préfère me laisser un peu de temps et j’y retourne.

Sur l’extrait du pont de Godzilla 2015 ainsi que le réveil de la bête, j’ai les yeux qui sortent des orbites. Mais c’est quoi cette dynamique de malade. C’est un truc de fou furieux !
J’ai plus l’impression d’avoir changé d’enceinte et d’amplification que juste … de préampli.
C’est radicalement différent comme écoute. C’est bourré de détails comme je ne les avais jamais entendus, la centrale sort enfin de sa torpeur alors que souvent je la trouvais un peu en dessous malgré mes tentatives de lui relever son niveau.
olala toi mon copain, on va bien s’entendre. Au rayon des bémols toutefois. Mes subs n’étant pas d’excellents explorateurs de la première octave, le XT32 me corrigeait superbement  ça. Ici, évidemment, livrés à eux même, leur faiblesse se révèle assez rapidement à mes oreilles. Ceci dit, non bridé par des sur ou des sous corrections… ils sont beaucoup plus dynamique. Et quand je vous dis beaucoup, c’est vraiment beaucoup. Ça cogne quelque chose de terrible !
Dans mon malheur, le fait d’avoir deux subs placés à des endroits différents aide à avoir une meilleure répartition du grave et à éviter les problèmes bien connu du mono caisson (merci les phénomènes vibratoires). L’idéal étant de mettre quatre caissons dans la pièce – enfin du moins théoriquement – mais je n’ai malheureusement jamais eu le privilège d’essayer ça.

Tout chaud, je passe à la « bêtise » du hobbit qui réveille les orques dans le Seigneur des anneaux premier du nom et là encore, je suis admiratif mais sans doute moins impressionné par rapport à mon ancien préampli.
Quelques morceaux choisis de Lucy plus tard, je suis ébahis de voir la transformation de dynamique du système. Ça n’a vraiment plus rien à voir. En plus de ça, les détails sont eux aussi amplifiés ce qui fait que tout devient très lisible et c’est toujours soutenu par un grave d’une précision hallucinante marié à une impression de puissance permanente.
Quand le sachet explose dans son ventre, ça martèle sec le plexus et ça participe grandement au spectacle.

Faisant une petite pause avec mon copain le grave, je passe sur le passage ou les héros de « wrath of the titans » débarquent sur l’île des titans avant d’être capturés. Craquement de bois, les cordes qui se tendent, ambiance oppressives, les lames qui glissent dans les fourreaux.  Là c’est une évidence, il y a bien plus de détails qui apparaissent comme une évidence alors que avant, il fallait y être plus attentifs.
Le passage du minotaure est un extrait que j’aime bien car le craquement des murs et la répartition dans l’espace est un bon indicateur. Sans surprise, on est sur du top niveau ici.

Petit détour tranquille par la présentation des deux amoureux dans les « Noces funèbres » de Tim Burton. Film que je ne possède qu’en DD+ 5.1 et que je passe donc par le matriçage Dolby surround nouvelle génération. Et bien ça marche.
Le préampli n’oublie pas d’être musical sur le passage du piano et les voix sortent avec une facilité déconcertante de ma Paradigm. La voix du Pasteur, le claquement de doigts de la mère, l’allumage de la bougie. Tout est vraiment très précis limite chirurgical mais avec toujours cette bulle sonore incroyable. Le meilleur des deux mondes finalement puisque ambiance et précision se retrouve ici réunis. Heureusement que j’ai craqué pour le CX5100 parce que…je ne l’aurais pas rendu.

 
Précisons, déplacement dans l’espace, dynamisme, explosion, canons… Oui master & commander, c’est quelque chose. Je ne vous ferai pas l’affront de vous rappeler le passage culte mais c’est probablement la meilleure écoute que j’ai faite de cet extrait dans ma pièce.
Le grave est époustouflant tant par sa présence, par sa faculté à accélérer que par exploser. Il est juste dommage que je n’ai pas plus d’extension vers 20-25hz ; les choses rentrent dans l’ordre au-dessus grâce au room gain de ma pièce aux alentours des 28-35 Hz.
Ensuite de grands moments sur Interstellar avec le passage dans le trou noir, dans le trou de ver mais aussi avec le traître ou la cohérence entre les effets, le grave et la musique fusionnent dans un tout dont on ne peut rester qu’admiratif.
Le Marantz excellait particulièrement sur ce film mais le yamaha va ici encore un peu plus loin. Même si le CX5100 est un peu plus « sec » ; il est aussi paramétrable puisqu’il suffit de choisir un filtre de DAC différent pour se retrouver avec un autre appareil. Et ça c’est véritablement génial. Il est donc possible de modifier sa signature sonore.
A noter que pendant ces extraits, je suis parfois passé du monde YPAO naturel à YPAO flat ; je vous en donnerai mes conclusions plus loin.

Passons aux choses sérieuses avec la guerre des mondes, Edge of tomorrow et Tron legacy.
Autant Edge of tomorrow me ravit complétement, autant pour les deux autres ; je suis mitigé. Mitigé n eveux pas dire déçus, attention.
Ma pièce subissant trop les caissons, j’ai une impression de grave moins propre qui se laisse trop aller. Le fantôme de cette « non correction » de caisson me hante. C’est vraiment un point sur lequel je devrai me pencher car des années après XT32, je ne m’en souciais même plus tellement le travail était effectué efficacement. Sur ces deux films, il manque de l’infragrave, le vrai, mais par contre plus haut, ça prend trop de liberté. Ça n’est pas mauvais, loin de là, mais ça bouscule trop mes repères et mes habitudes pour dire, j’aime ou je préfère.

Aucuns soucis avec Tom dans la scène du débarquement qui est magistrale !
Les explosions sont incroyables de vivacité, la scène sonore arrière avec les tôles qui se plient, les vaisseaux qui s’écrasent au sol et les moments d’accalmies rempli de presque silence. Quelle patate !!!
Mon ampli Onkyo THX ne s’est jamais autant lâché avec une impression de puissance décuplée.
C’est là que je comprend que certains trouvaient le XT32 trop castrateur. Et bien c’est vrai que face à ça… ça l’est assurément.

Revigoré, je pars à l’assaut d’un film plus ancien mais dont la bande son avait fait fureur à l’époque : « le secret des poignards volant » ici dans une version 5.1 PCM mais à la sauce 7.2 grâce au process Dolby.
Cette fois, c’est évident, même si le grave – du moins une partie -restera avec un point faible sur ce yamaha, le reste est d’un niveau hors du commun.
Non seulement les déplacements dans l’espace des haricots dans la scène du jeu de l’écho sont diaboliques mais en plus, la frappe sur les tambours est d’une sécheresse que je n’avais jamais entendu comme ça chez moi. On sent la matière de la peau, la frappe, le grave qui résonne ensuite.
Les déplacements latéraux/ avants/ arrières sont complétement fusionnés à un point tel qu’on a l’impression d’être nous-même au centre de la pièce de jeu !
Le claquement de la vaisselle qui se brise et qui retombe sur le sol fini de me conforter dans le niveau de détails inouïs que le CX5100 extrait de mes galettes et/ ou fichiers.
Je n’avais pas du tout ça avec mon 8801 qui était non seulement moins fin dans sa restitution mais aussi qui plaçait plus bêtement je dirais les effets sur les enceintes. Alors qu’ici il y a énormément d’air autour des effets et de la scène sonore en général. En fait ça donne l’impression d’écouter une version plus haute résolution de la bande son.

 

Tout ceci m’a amené à la série Narcos qui à non seulement une bande son qui fait honneur à la centrale mais qui en plus à une chouette musique d’introduction.
Avec le 8801, j’utilisais les wides pour agrandir virtuellement la scène sonore avant, mais ici, malgré leur absence… je ne ressens pas de manque. Je suppose que s’il avait été possible d’en simuler, le résultat aurait été encore meilleur mais bon.
Pour le dernier extrait de film, j’ai choisi Prometheus parce que c’est un film qui m’avait fortement impressionné – je ne vous parle que du son- par sa scène du début et par le tunnel. A l’époque, j’avais un pack THX de chez Klipsch avec quatre KS525 à l’arrière qui sont des enceintes bipôles. Avec le 8801 et le process DTS néo X, la scène sonore arrière m’avait enchanté tellement elle était enveloppante. Malheureusement, je n’ai jamais retrouvé cette sensation avec mon ensemble actuel qui est constitué de mono polaire. Et bien roulement de tambour… C’est revenu et même mieux encore ! C’est tout de même fort, très fort même. Je ne sais pas comme le Yamaha travaille pour réussir à faire ça mais non seulement il diffuse mais il est aussi précis. Les effets ne rentrent pas dans l’oreille directement ou trop précisément mais comme je l’ai déjà dis précédemment… il y a de l’air autour et ça, c’est fantastique.

Après plus de 4 heures d’écoutes, il était temps de terminer par quelques titres du concert de Shakira à Bercy qui s’est soldé par une égalité avec le Marantz, chacun ayant des petits + et des petits -.
Mais honnêtement ils sont aussi bon l’un que l’autre sur ce genre de programme. Le yamaha plus rageur, cogneur ; le Marantz plus en finesse et meilleur intégration du grave.

Pour en revenir avec les différents modes YPAO puis j’en arriverai à la conclusion, je dirais que c’est un peu le même principe que chez Audissey !
D’un côté on a le mode naturel couplé au YPAO volume qui correspond au DynEQ de chez Audyssey avec une tendance à suivre la courbe naturelle des enceintes sans trop la corriger. C’est une façon de garder le caractère qui leur est propre et de ne pas tasser la dynamique.
De l’autre côté le mode YPAO « Flat » qui essaye de faire une courbe plate ce qui peut conduire – notamment-  à une sur-accentuation de l’aigu. Ma préférence a été systématiquement le mode naturel, vous l’aurez compris.
Voilà mon rapide tour de l’engin dans mes conditions d’écoutes. Il en reste encore beaucoup à dire bien sûr, comme par ex rentrer un peu plus en profondeur dans les corrections manuelles pour parfaire le résultat. D’ailleurs chose étonnante, en mode YPAO, il n’est pas possible de régler la bande de fréquence grave de 31.5 Hz alors que en mode manuel oui ?
Je vous demande d’être indulgent si j’ai dit des bêtises car je ne maîtrise pas le Yamaha comme certains d’entre vous mais vu les longues soirées d’hiver que je vais passer avec lui… on va vite devenir inséparable nous deux ,pour le plus grand malheur de madame.

En conclusion :
Une superbe machine bien née, moderne, bourrée de fonctions, qui a une pèche d’enfer. De la dynamite couplée à de la précision. C’est net, précis quand il le faut mais il est aussi capable de vous mettre dans un cocon et de transfigurer votre installation.
Vu ce que ce décodage/ traitement est capable de faire ; je doute que les intégrés de la marque  -avec les amplifications d’habitude anémiques des intégrés Home cinéma – arrivent à la même conclusion.
Je ne vous ferai pas l’affront de répéter le seul point noir pour moi.
Mr Yamaha, une fois ça résolu, vous tenez pour moi le meilleur préampli du marché.

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11 Commentaires pour “Comparatif processeur: Marantz AV8801 vs Yamaha CXA5100”

  1. tekko dit :

    Merci pour ce retour, ça donne envie!

    Tu vas procéder comment pour régler les caissons du coup? (quelle référence)

  2. Jean dit :

    Même défaut que les amplis Pioneer, égalisation auto pas à la hauteur de l’xt32.
    Par contre je pense qu’un Pioneer LX reste bien devant ce Yam du moins sur la partie ampli et partiellement le préamplificateur (gestion des délais/reverb/full band Phase, etc.) En tout cas, c’est la conclusion tiré de plusieurs tests à l’aveugle en 2014 d’une 20ènes de passionnés, les réglages acoustiques semblaient parfait, hormis l’égalisation qui est inutile.
    Et l’ampli tellement fidèle et généreusement alimenté (LX79 et 89) qu’il concurrence le marché Hifi.

  3. Olivier dit :

    Pour les caissons, j’ai ma petite idée mais je la laisse murir :)

    Par sur pour les Pioneer Jean…
    J’ai eu l’occasion d’essayer un LX avant dernière génération (LX87 je crois) et le son avec le MCACC était très en dessous de ce que j’avais avec le XT32 de mon 8801.
    Gros problème avec les caissons également (mal ou pas équalisé) et une scène sonore arrière complétement étriquée !
    Bien loin du Marantz et alors encore plus que le yamaha bien entendu.
    Par contre l’amplification est très dynamique mais aussi assez rentre dedans limite agressive.
    Bref, je n’ai pas du tout aimé mais précision… j’étais sur un pack Klipsch THX hors – et ça n’est pas la première fois que je le constate- Klipsch et Pioneer… ça n’est pas un bon mariage !
    Après les gouts et les couleurs hein ;)

  4. tekko dit :

    L’arcam AVR850 risque de mettre tout le monde d’accord mais ce ne sera pa

  5. tekko dit :

    il semblerait bien que le CX-A5100 a trouvé un adversaire de taille qui sait gérer les caissons!

  6. Olivier dit :

    Pour ma part, je ne suis pas grand fan de Arcam… je ne sais même pas ou en trouver ni même si l’importateur m’en prêterait.
    Par contre, l’idée de leur correcteur est pas mal mais je pense que il va falloir passer par la case REW pour vraiment faire qqch de sérieux.
    Bref, mettre ses mains dans le cambouis et pas qu’un peu lol

  7. sylvain dit :

    c est surtout que la dernière génération d’amplis arcam étaient bien buggués. malheureusement en dehors des marques japonaises, les marques occidentales ont souvent des problèmes de software ou de gestion de l’hdmi.

  8. Olivier dit :

    mmm, j’ai déjà eu des Marantz, des Onkyo… et ça déconne toujours aussi sur les HDMI d’une façon ou d’une autre :/

  9. sylvain dit :

    Tu as utilisé quels amplis de puissance pour ta comparaison ?

  10. Olivier dit :

    l’onkyo pa-mc 5501 thx

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