test: Klipsch Palladium P39f

Et voilà, le grand jour est arrivé !

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Celui de vous présenter le vaisseau amiral de la gamme Klipsch: les palladium P39f qui m’ont été livrées ici dans la finition « expresso ».

je ne vous ai pas fait le CR rapidement et je m’en excuse mais il y avait une raison:

je voulais connaître ces enceintes, en faire le tour et vivre plusieurs semaines avec, ce qui me permettrait alors d’avoir la tête plus sereine pour en parler.

Ceci expliqué, passons à la suite.

Voilà tout d’abord les caractéristiques techniques que je vous avais déjà proposé:

la P39F:

  • Réponse en fréquence: 39Hz-24kHz +/-3dB
  • Extension dans le grave: 28 Hz
  • Extension dans l’aigu: 30 kHz
  • Puissance admissible: 400W RMS / 1600W crête
  • Amplification recommandé: 50-1000w
  • Niveau sonore max: 126dB (2 enceintes dans une pièce)
  • Sensibilité: 99dB @ 2.83V / 1m
  • Impédance: compatible 4 ohms (2.9 ohms min)
  • hp hautes fréquences: Haut-parleur à compression à membrane en titane de 19 mm.
  • hp moyennes fréquences: Haut-parleur à compression à membrane en aluminium de 114 mm.
  • hp basses fréquences: Trois haut-parleurs de graves à cône aluminium/Rohacell®/kevlar de 229mm
  • Crossover fréquence aiguë: 3200Hz
  • Crossover fréquence médium: 500Hz
  • Type: Caisson bass-reflex via trois évents orientés vers le côté
  • Hauteur: 1422 mm (avec pieds)
  • Largeur: 305 mm (368 mm à la base)
  • Profondeur: 629 mm
  • Poids: 74.9 kg
  • Finition: naturelle, Merlot ou Expresso
  • Prix annoncé: 16000€/paire

Quand une caisse pareille débarque, ça fait peur parce que à plus de 85Kg, indéplacable autrement que sur un diable et haute comme… ha ben tient voilà une photo à côté d’une RF62…. ça vous donnera une idée de la taille.

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La protection de la caisse est presque banale pour une enceinte de ce gabarit !

Un carton très épais, des coiffes  supérieures, inférieures et une au milieu en polystyrène,  voilà tout !

On trouve dans la caisse, les grilles de protections magnétique (en deux parties… chose bizarre) et une petite boite avec les accessoires (pointes et contre-pointes, clé pour le serrage des borniers).

Alors pour la sortir de la caisse, il faut être impérativement deux et avoir de la place autour de soit ! Pas très compliqué en vérité mais fatalement, manipuler une enceinte de ce poid mérite quelques précautions.

Chose embêtante du moins quand comme moi on déplace et change souvent d’enceinte… le bornier permettant la tri-amplification est situé en dessous de l’enceinte. Alors, il est vrai que c’est très esthétique mais d’un point de vue pratique; ce n’est vraiment ça.

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Ceci dit, pour la majorité… ce n’est pas un point important !

Une fois les enceintes déballées et débarrassées de la protection feutré… on est impressionné par la taille gigantesque !

Encore une fois, la voilà à côté de la RF62 qui parait bien rikiki à côté !

Elles ont vraiment des dimensions hors normes et une profondeur qui l’est tout autant !

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La présentation, le look et la finition sont très au delà de ce que klipsch fait habituellement.

C’est donc de très haut niveau à un détail près… le placage !

Il est à mon avis (et de ceux qui sont passé les voir chez moi) indigne d’une enceinte de ce prix.

Attention, c’est n’est pas moche mais on dirait qu’une couche de couleur à été appliquée sur la structure principale et non pas des couches successives de placage comme B&W l’utilise sur ces modèles haut de gamme comme les série 800.

J’avais déjà remarqué ça sur les P39f en couleur Merlot dans un salon; couleur qui va être arrêtée d’ailleurs.

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Dès que j’aurai eu l’occasion de voir la finition naturelle, je vous en ferai part mais je doute que celle ci soit différente de part sa constitution. Elle à ma préférence car je trouve que c’est celle là qui met le plus en valeur les formes de l’enceinte ! C’est bien entendu un avis très personnel !

Par contre, le contraste entre le blanc-gris des haut parleurs et cette couleur expresso est vraiment très belle et peut être que ça passera plus facilement dans un intérieur moderne.

Je dis blanc-gris mais il serait plus correct de dire tout simplement aluminium !

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Effectivement, c’est le composé principal de la membrane, enfin plus précisément un sandwich composé de rohacell/kevlar et aluminium donc !

En tapotant on s’aperçoit que c’est plus rigide que ce que klipsch utilise dans sa gamme référence et que c’est surtout extrêmement léger !

Malgré la rigidité supérieure; ça ne l’est pas autant que le rohacell pur utilisé chez B&W par ex. Mais le rohacel est plus lourd, c’est un fait certain.

ça me laisse penser que le grave sera rapide et nerveux mais ne descendra pas énormément. Chose que les chiffres confirment puisque la réponse en fréquence annoncée est de 39hz-30khz avec une extension basse vers 28hz ce qui correspond à l’accord des évents d’après les infos techniques que j’ai pu trouver !

Je me suis aussi aperçu d’une chose bizarre: en général on peut, en tapant légèrement sur le woofer, estimer comme l’enceinte descend mais ici… on entend presque rien et pire, si on insiste un peu; on perçoit des frottements qui sont en réalité signe d’un entrefer extrêmement étroit !

C’est typique du haut rendement ce qui conjugué en plus à des aimants en neodyme doit donner un champs magnétique très important !

La suspension en demi rouleau est renversée vers l’intérieur et le spider est fort dégagé comme on peut l’apercevoir sur les photos des woofers.

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Le circuit magnétique est constitué de trois pièces de néodyme N35H, et il y a également deux bagues en aluminium qui servent à faire court circuit et éviter les fuites magnétiques. La bobine mobile à un diamètre de 38mm

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On verra donc à l’écoute…

Pour la partie médium, klipsch à changé son fusil d’épaule !

On à affaire un à un vrai médium de 114mm aussi en sandwich rohacell/kevlar/aluminium qui est chargé par une chambre de compression.

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Le moteur de ce HP est véritablement monstrueux car il est composé de trois aimants en neodyme ce qui va être certainement gage d’une très grande rapidité et maîtrise. C’est très rarement utilisé (sauf sur les tweeters) car ça coûte très cher.

De plus, mon petit doigt me dit que grâce au matériau utilisé; ça pourrait même être très neutre.

La petite pièce de mise en phase me parait être en plastique assez bête finalement comparé au standing de l’enceinte. De même, la compression ne m’a pas paru extrêmement matte en tapotant dessus. Vous allez rire mais je vous assure que ce sont des choses très révélatrices.

le filtrage :

Tout le grave est fait par les trois woofers de 9″ et jusqu’à environ jusque 500hz puis atténuation (mais la pente de coupure n’est pas mentionnée). Elle doit être assez raide puisqu’on entend très peu de médium sortir de ces woofers; ce qui explique leur efficacité dans le grave!

Ensuite, le superbe médium s’occupe lui de la zone très importante de 500 à 3200hz tandis que le tweeter reprend le travail au dessus de 3200hz !

Autrement dit contrairement à ce qu’on à pu entendre comme rumeur… ce n’est pas un super tweeter.

En effet, les « super tweeters » travaillent au dessus de 15Khz.

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En fait, on à ici deux aimants en néodyme N38H et il est annoncé pour monter jusque 30 Khz (mais de quelle façon; ça on ne sait pas).

Le filtrage est très soigné et composé uniquement de condensateurs, bobines et résistances de haut niveau et soigneusement appairés !

voilà celui de grave/médium  image-7.png

et celui qui s’occupe du filtrage des trois woofers: image-6.png

Klipsch n’a effecticement pas lésiné sur la qualité !

La différence par rapport à la série référence est énorme et n’obligera pas les utilisateurs exigeant à les tweaker.

Le panneau supérieur me paraissait en métal mais en fait, je crois que c’est une autre matière. Enfin de toute façon, c’est très beau.

Klipsch annonce et je suis  bien obligé de le croire puisque je n’ai pas démonté l’enceinte, que la face avant est rigidifiée par des plaques de métal et que l’épaisseur globale fait environ 30mm. Il est vrai que l’ensemble parait très rigide.

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La face arrière se termine (et c’est exclusif à la P39) en pointe et cette partie est métallique !

L’ensemble est du plus belle effet, voyez donc:

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De même, l’enceinte repose sur une épaisse plaque en acier brossé du plus bel effet. Le filtre est situé en dessous et le raccord entre les deux est une fine plaque de caoutchouc ce qui empêche toute fuite ou craquement. Vraiment la présentation à été très étudiée.

Sur cette épaisse plaque support, on vient visser les pointes de différentes tailles fournies ce qui permet de surélever l’enceinte de ce qui est nécessaire (et de les adapter aux câbles qui est raccordé sous l’enceinte).

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Ah oui aussi, j’ai lu que les parois latérales étaient de 27mm d’épaisseur et que la face avant était renforcée par une structure en acier ce qui faisait monter l’épaisseur à 31mm !

Voilà, je pense avoir fait le tour de l’enceinte. Veuillez m’excuser pour la qualité banales des photos mais il n’est vraiment pas facile de valoriser des enceintes aussi foncées.

Ceci dit, en vrai, je trouve qu’elles donnent bien !

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Passons à la partie écoute:

Les enceintes que j’ai reçu étaient déjà rodées donc pas de soucis de ce côté par contre, le placement n’est pas facile. Elles sont vraiment lourdes et heureusement que je savais comment les placer (légèrement orientées et pincées vers l’intérieur).

L’électronique que j’ai utilisée est composée d’un lecteur Cd Accuphase DP500 que je vous présenterai en détail plus tard. Une excellent machine, transparente, détaillée et jamais fatigante. Ensuite en amplification et préamplification, c’est mon couple PASS Lab.

Le préampli est le modèle d’entrée de gamme, le XP10. Bien, mais un peu moins transparent que mon ex-CP700 par contre. Je le mettrai très prochainement en vente d’ailleurs pour passer sur une solution plus haut de gamme. Il sonne un peu « mat » et est feutré ce qui se marie à merveille avec des enceintes un peu trop démonstratives !

L’amplificateur est un X350.5 !

je vous le présenterai plus en détail d’ici peu.

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Là par contre… il faut se lever tôt pour avoir mieux car c’est une véritable machine de guerre. Le best seller de la marque de Nelson Pass. Imaginez…

68 Kg, deux fois 350w en classe AB mais… il reste en classe A jusqu’à environ deux fois 110w !

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Comme les klipsch sont des enceintes 4 ohms (nominale parce que en vérité… elles chutent à 2.7 ohms); c’est le double de puissance qu’il va délivrer; autrement dit… les P39f vont être tenue d’une main de fer.

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Tout sera relié par du câblage Analysis Oval. Du « crystal » pour la modulation et du « 8 » pour la liaison HP.

premier Cd, « Ayo« …

ouf, quelle dynamique !

ces enceintes là respire la santé !!!

Ayo chante comme au concert. C’est extrêmement libéré et chose rare chez klipsch… très neutre. Merci le médium spécifique. Pas de sonorité en « canard », pas de sifflantes, pas d’effet de projection !

Le grave est en béton armé et il non seulement présent mais en plus rapide, précis, nuancé !

Très franchement, je ne m’attendais pas à ça. Il est très difficile d’obtenir une telle cohésion avec une multitude de membrane de grave mais il faut bien avouer que là.. c’est un sans faute !

La facilité avec laquelle le son sort des enceintes ferait presque oublier qu’elle ne sont pas si « à haut rendement que ça ». En fait, elle se situe à environ 95-96 db réel ce qui est encore loin d’une RF7 qui en annonce 102 mais… ici, l’équilibre est bien meilleur.

De plus, le rendement ne fait pas tout.

Ce qui est impressionnant, c’est qu’elles remplissent la pièce avec une facilité telle que je crois même que dans 60m2; ça ne poserait aucun problème.

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Allé hop, j’enchaîne avec « René Aubry« .

Ouf… il y a des choses que je n’avais jamais entendu sur ce Cd, tout est décortiqué, passé au peigne fin mais jamais de sensations désagréables d’hyper analyse ou de froideur extrême ne se fait sentir !

J’ai par contre pu identifier plus précisément le grave de l’enceinte.

Il est comme je l’ai dit tout à l’heure d’une explosivité et rapidité fantastique mais… ne descend pas aussi bas qu’un bon 38cm. On a pas le souffle et le coffre qu’une telle membrane est capable de donner. C’est le genre de chose que l’on peut détecter sur de la musique électronique. Je ne ferai pas l’affront de dire qu’un caisson est nécessaire mais pour une très grande pièce, et pour ceux qui veulent aller jusqu’au bout… un DD15 ou DD18… me parait approprié et pas si dingue que ça.

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La plage 7 de cet album ont réussi à me faire remarquer un deuxième petit défaut: le manque de largeur de la scène sonore. C’est une enceinte à direction contrôlé et de ce fait, c’est normal.

Par contre, même en bougeant la tête à droite à gauche;  ou même en me levant… la scène sonore et la réponse ne fréquence ne varie presque pas !

le « sweet spot » n’est donc pas trop limité et ça c’est une très bonne chose car ce pas souvent le cas avec klipsch. Je met ça sur le compte du vrai médium.

Ah oui, je n’ai pas précisé que les enceintes étaient environ espacée de 2m70 et que j’étais situé à 3m d’elles.

Ma pièce ne faisant que 4m de large; je n’ai pas d’autre choix !

Ensuite, je me suis fait l’album « des figures et des visages » de « noir désir » qui même si il n’est pas un modèle d’enregistrement m’a fait découvrir également des choses nouvelles !

sur cet enregistrement d’ailleurs, des B&W 801d sont largués !

oui, larguées…

Le grave est plus rapide, la voix plus mise en avant mais plus neutre aussi et surtout une foule de détails font leur apparition.

Bien sur, c’est un avis tout à fait personnel et chacun ayant sa propre sensibilité arrivera à des conclusions différentes

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Passons au dernier album de Cabrel « Des roses & des orties » qui m’a paru beaucoup plus décharné, comme dégraissé par rapport au 801d. Souvent, sur cet album, il y a un aspect « collant » qui me dérange et ici; c’est plutôt l’inverse !

sur la plage 3, « Le chêne liège », le grave doit normalement être assourdissant ce qui n’est pas le cas ici. Il est sec mais presque timide. C’est là que je me suis demandé si inverser les P39f changerait fondalement les choses. ça sera pour une prochaine fois par contre car je n’ai pas eu le temps de jouer à des placements différents.

La voix de Cabrel est parfaitement lisible et d’une neutralité exemplaire ce qui n’est pas toujours le cas sur des klipsch en général ! Ce médium me parait vraiment d’une belle propreté; d’ailleurs c’est ce qui ressort de l’enceinte en général.

Par contre, ce médium ne m’a pas paru « projeté » ou mis en avant !

Parfois même, il est tellement beau qu’on aimerait qu’il soit plus présent !

J’ai remarqué sur cet album une pointe de sifflante qui est peut être normal; je vérifierai ça par rapport à l’écoute au casque.

Ce qui ressort de cet album, c’est un aspect dynamique, une montée en puissance des notes !

On à bien affaire là à des enceintes à haut rendement sans aucun doute.

La plage qui m’a le plus impressionné est la 13: « Elle m’appartient (c’est une artiste) ». Vraiment on ne peut pas rester insensible au rendu qui en impose !

Même en fermant les yeux, on se rend compte qu’on écoute une grande enceinte car on se croirait dans le studio d’enregistrement tant on sort d’une écoute hifi timide !

C’est vraiment très bon et le facteur limitatif au grand frisson est mon préampli XP10 qui n’est pas aussi transparent que l’était mon ex-CP700. Je devrais penser à le remplacer.

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Je suis ensuite passé à l’écoute de 1492 de « Vangelis »; album que j’aime beaucoup et que je connais très très bien !

Comme je m’y attendais, cet album ressort très propre de ces P39f; tellement d’ailleurs que j’y ai entendu de nouvelles choses mais par contre… j’ai trouvé que ça ne sonnait pas assez large !

c’est ici qu’on se rend compte qu’elles rayonnent moins que des enceintes à bas rendement.

Je reviendrai aussi sur l’aspect cristallin qui en ressort et c’est particulièrement jouissif car parfois, j’avais l’impression d’écouter une nouvelle copie de cet album.

Malgré tout ça, je préfère le rendu un peu plus humain des 801d.

Ensuite, dans la lancée… j’ai fait des tests en home cinéma car avec une enceinte ayant ce caractère… je peux vous assurer que c’est grandiose !

Imaginez le meilleur de klipsch dans ce domaine et en rajoutant encore une méchante de dose de neutralité et de sensation de grandeur !

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Cloverfield, Pirates des caraïbes 2, Spiderman 2, dark knight, des bandes de démo DTS plein débit, concert de Within temptation, Christophe willem, … quel santé !!!

L’écart se creuse encore d’autant plus ici par rapport à des 801d qui doivent être montée beaucoup plus fort en volume pour donner de telle sensation !

Seule réserve; c’est un peu moins physique dans le registre grave. Les 38cm restant maître de ce point de vue. Par contre ceux ci sont plus lourd et gras et si je devais donner une idée du rendu… je dirais:

sur les B&W, on dirait que l’on pousse ses pieds sur les woofers tandis que sur les klipsch; ça sort avec une facilité déconcertante. La différence de poids des membranes de grave font ici tout.

Attention, c’est très bien dans les deux cas et ont est là dans les très hautes sphères du home cinéma tout de même. Heureusement vu le prix !

Par contre, on peut obtenir des résultats comparables avec un système pure home cinéma mais qui n’ira vraiment pas aussi loin en hifi; ça c’est une certitude !!!

Enfin comparable… je dirais; ça fera 80% du résultat que j’ai obtenu ici.

Je ne m’étendrai pas plus sur la cohérence centrale/arrière du système Palladium puisque je vous ferai un contre rendu spécifique pour la centrale et les arrières plus tard. Ce qui est certains, c’est que je n’avance pas beaucoup en disant que l’ensemble est diabolique !

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Pour preuve, je comptais regarder quelques extraits de « dark knight » et finalement, tout le film y est passé… alors que je n’avais pas prévu ça dans mon planning.

Ce n’est pas compliqué; je ne l’avais pas regardé en entier en blu-ray mais je peux avec certitude affirmer qu’il s’agit du meilleur d’un point de vue son et image (surtout pour celle tournée en IMAX).

La scène d’intro est magistrale et je ne me souviens pas de déflagrations aussi époustouflantes, sèches. J’en suis resté sans voix et je me les suis refais plusieurs fois tant c’est dingue !

Merci le TrueHD, franchement !

C’est LE film à posséder en HD !!!

L’explosion de l’hospital est magistral et contrairement aux 801d… on est moins écrasé par le grave… mais il est plus sec et on en sent toutes les nuances.

Il y a des moments ou je ressentais le fait que les enceintes ne démarraient qu’à partir de 26hz (sur des extraits que je connais par coeur) et j’ai alors déclaré un sub que j’ai installé: le SPL1200 Ultra.

Il fallait bien ça pour arriver à suivre ces P39f.

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Oui, j’ai retrouvé le souffle qui manquait mais avec un gros soucis: il ne suivait pas la rapidité des palladiums. du coup, j’ai préféré m’en passer et une fois dans l’action; je peux vous jurer que à aucun moment je n’ai réellement été frustré.

Les coups de fusils à pompe, résonnent et claquent comme je les ai rarement entendus.

La qualité du grave est telle que même si il manque peut être quelques dB… c’est quand même exceptionnel !

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D’ailleurs, ces qualités sont présentes aussi bien sur la centrale que sur les arrières, j’y reviendrai plus tard.

Ces P39f sont en fait comme des RF63 mais sublimées de tout les côtés:

un grave plus rapide, plus présent, plus nuancé.

un médium… euh non; ça n’a rien avoir… les RF63 sont complètement largués sur ce point. Seul l’extrême aigu m’a paru peut être moins exceptionnel que le reste mais sans être vraiment un point faible !

Pour en revenir à Batman (The dark knight)… j’ai aussi remarqué que contrairement aux autres klipsch; plus ça allait fort et plus elles aimaient ça !

Il m’a été impossible dans les limites de ma pièce de les sentir en défauts.

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Des enceintes fantastiques même si il faut être bien conscient qu’il leur faudra une très bonne électronique. Puissance car il ne faut pas se leurrer… les trois 9″ consomment du courant. Ensuite, il faudra un amplificateur relativement doux ou neutre (mais pas mou).

Plus la source sera transparente et plus les Palladium vous en donnera.

Ne perdez pas de vue le prix de la centrale et des surrounds qui viendra se greffer sur le budget déjà conséquent !

Je suis par contre bien curieux d’essayer les P37f car si c’est juste le niveau de grave qui est moins présent; on va tenir là une enceinte exceptionnelle à un prix encore réaliste !

J’aurai en principe l’occasion de les essayer et de les comparer aux P39f pour se rendre compte de la différence et si on ne perd pas trop sur le petit modèle !

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Conclusion:

  • + grave exceptionnel (rapide/ nerveux/ nuancé)
  • + finition et présentation
  • + médium riche et très neutre
  • + pas d’effet de projection
  • + capacité dynamique

  • - manque de largeur du son (assez directif dans le plan horizontal)
  • - placage pas à la hauteur des prétentions de l’enceinte !
  • - électronique de compétition recommandée
  • - excursion dans le grave limitée à 26Hz

TEST: Velodyne SPL-1200 Ultra

Et pour terminer avec cette première prise de contact de ces nouveaux caissons, je vous présente celui que j’adore déjà esthétiquement parlant: le SPL1200 Ultra

 

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C’est à mon avis la plus grosse révolution de ces trois gammes ! Le design tout d’abord, tout en courbe. Il est absolument magnifique !

C’est le plus beau caisson qui soit passé chez moi et autant dire qu’il plaira énormément aux femmes, de part sa forme le faisant passer pour plus petit qu’il n’est réellement !

 

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L’afficheur fait comme sur le CHT12-Q son apparition en façe avant. La télécommande est par contre ici changée.

Ils sont plus puissant et Velodyne annonce 3dB de pression en plus ce qui ne me semble pas impossible au vu de ce que ce caisson m’a donné comme résultat !

L’amplification est ici aussi plus puissante et toujours de type « classe D ».

 

 

Voilà en gros ce qui change ce qui nous fait quasiment une toute nouvelle copie !

 

 

Le sub est annoncé pour avoir une impédance de 4 Ohms…logique: c’est un double bobines et deux bobines de 8 Ohms mise en parallèle font bien 4 ohms. C’est même mentionné (on se demande pourquoi en fait) sur la caisse.

Les caractéristiques annoncées par velodyne sont:

  • Réponse en fréquence: 21 Hz-120 Hz +/-3dB
  • Puissance: 1200 w RMS (dynamique: 2400w)
  • Sorties: RCA (passe haut @80hz 6db/oct)), sortie HP haut niveau 
  • Entrées: ligne RCA, entrée HP haut niveau
  • Filtre passe bas: 40-120 Hz ajustable
  • Phase: 0/90/180/270°
  • Type: caisson clos
  • Hauteur: 343 mm
  • Largeur: 378 mm
  • Profondeur: 470 mm
  • Poids: 22 kg
  • Finition: noir laqué, cherry
  • Accessoires: micro, support micro, télécommande

  

 

 

J’ai eu beau en faire le tour sous toute les coutures; je n’y ai absolument rien à redire sur la finition ou le choix esthétique !

Je l’ai reçu dans une finition noire laquée (comme les anciennes séries) mais il existe en cherry et là accrochez vous bien… c’est exactement la même finition que les DD ni plus ni moins !!

Avec le design en courbe en plus, ça être sublime. Voilà une photo que je vous avais déjà présenté ou on le voit dans cette finition.    

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Bon si, j’ai quand même deux remarques un peu extrêmes à faire, le look magnifique du caisson est entaché de deux petites choses selon moi: le capteur infrarouge est assez visible en façe avant, ils auraient pu mettre une protection plus foncée (comme sur les tv ou les appareils grand public).

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Et enfin, tant qu’à avoir une façade épurée, j’aurais préféré avoir une fixation magnétique que de multiples petites trous. Certes ça serait peut être plus compliqué à faire tenir mais bon.

Vous pouvez ici apercevoir la légère pente de l’afficheur avant, c’est très joli !

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L’afficheur LED de couleur bleu à un rendu plus « soft » que celui du CHT12-Q et il est moins gênant même en faible luminosité.

Voyez donc:

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De toute façon, on sait le couper mais par contre toujours pas en diminuer l’intensité.

On sait aussi régler le volume directement depuis la façe avant.

Le woofer me semble du même type que les anciens SPL et Velodyne nous dit qu’il est équipé d’une double bobine de 3″. pas mal !!!

La suspension est ici aussi différente, plus axée sur le débattement. On voit véritablement la différence avec le CHT12-Q et l’impact 12.

 

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Pas de surprise sur la connectique arrière, c’est du traditionnel. 

Aussi, le cache avant est de très bonne qualité: épais, en bois et de superbe finition. 

 

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Quelques mots sur la nouvelle télécommande extra-fine et très jolie également.

Elle m’a semblé en fait bien moins intuitive dans le noir que celle du CHT12-Q.

Les fonctions sont exactement les mêmes; je n’y reviendrai donc pas l’ayant déjà détaillée dans le test précédent.

 

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Le micro qui est fournis est le même que celui qui équipe le CHT-12Q; par contre, le traitement rajoute 2 bandes de traitement pour l’équaliseur ce qui porte le nombre à 7 !

Toujours en mode automatique avec donc les limitations inhérentes à ce type de procédé !

 

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Voici également quelques photos à côté des autres caissons.

 

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Il n’est pas très volumineux mais le Sunfire est encore bien plus petit.

Gros avantage du SPL Ultra… il est bien mieux ancré au sol puisque même à fort volume, il m’a semblé bien plus stable !

C’est visuellement le plus petit 12″ de la gamme Velodyne actuelle.

 

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Alors, qu’est ce qu’il a dans le ventre ce SPL-Ultra ?

j’ai réglé le réglage de volume sur 50 ce qui peut sembler élevé pour un ampli qui est annoncé à 1200w RMS mais je n’ai pas trouvé qu’il allait plus fort que le CHT12-Q. Et aussi, je l’ai utilisé avec des RF62 qui possèdent tout de même un très bon rendement.

 

Il faut dire qu’un caisson clos doit être très fortement amplifié pour donner du niveau. De ce point de vue,il est tout bonnement édifiant.

 

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C’est le plus sec et rapide de tout les caissons récemment testé et ça peut donner l’impression sur certains passage qu’il y a moins de grave mais il n’en est rien !

En vérité, si je devais faire un rapprochement du point de vue du grave que tout le monde connais, je dirais:

D-12 = RF82

SPL1200 Ultra = RF63

 

c’est véritablement ça !!!

D’un côté, un caisson capable de donner un niveau terrible mais parfois qui se laisser aller un peu trop, le D-12 (ou HRS12) et de l’autre côté, un grave sec, rapide, nerveux, discret parfois même mais …qui descend plus bas !

 

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Vous l’aurez compris, velodyne à fait de ce 1200 Ultra une véritable réussite !

 

 

Non seulement il frappe comme un gros méchant dans Cloverfield (sans pour autant en être assourdissant comme le CHT12-Q) mais il reste en tout temps rapide et contrôlé !

 

Pirates des Caraïbes m’a été superbement rendu, ça faisait longtemps que je n’avais plus entendu autant de nuances et une frappe si sèche. Merci la classe D. La plage 15 ou Jones joue de l’orgue m’a même fait découvrir de nouvelles choses !

Excellent (merci aussi à la piste PCM) 

 

Il fait merveille sur de la musique même si il lui manque encore de la rapidité dans les notes les plus basses; privilège des DD pour l’instant. Par contre; je le trouve moins gras que ces derniers !

Il est également nettement plus rapide que le D-12 qui donc ici dépose les armes ce qui bien entendu est déjà une sacré performance pour ce petit cube !

 

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Ce qui est de bon augure pour la future gamme DD, c’est que si on rajoute un asservissement à ce SPL… je crois qu’on tient là un caisson encore bien meilleur que les ex-DD !!! 

 

Il n’y a vraiment que dans les notes les plus basses (genre en dessous de 35hz) qu’un asservissement lui serait nécessaire parce que sinon, il est très agréable à écouter sur de la musique !

Pour du HC, il doit juste être réglé un poil plus fort que la normale pour ne pas donner une impression de discrétion.

C’est d’ailleurs un peu le même principe avec les DD !

 

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En effet, avec mon ex-DD15 et asservissement réglé au max (8 donc) le HC était bien moins impressionnant que asservissement relaché mais par contre… c’était plus brouillon !

Chacun pouvant régler comme il le veut. Ici, évidemment, nous n’avons pas le choix !

Vu le résultat de ce caisson, du CHT12-Q et du HRS-12; je vais les garder chez moi ce qui permettra à qui veut les comparer de venir me faire un petit coucou !

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Conclusion:

 

 

 

  • + finition de très haut niveau
  • + présentation très valorisante dans un intérieur
  • + rendu hifi et HC de haut vol
  • + très complêt (eq, télécommande) 

 

 

  • - coût conséquent
  • - dommage qu’il n’existe pas en 38cm 

 

 

elles sont enfin là…

ça y est, le père noël est passé et voyez ce qu’il avait dans sa hotte:

 

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Je suppose que vous comprendrez pourquoi le test du SPL1200 Ultra que je devais mettre en ligne prendra un peu de temps !

 

J’ai donc reçu les Palladium P39f, la centrale P27c et les surrounds P27s, le tout en couleur « expresso »

Je vous détaillerai bien entendu enceinte par enceinte comme il se doit.

 

Nous avons affaire ici notamment avec la P39f au vaisson amiral de la marque Klipsch et croyez moi que ça n’a absolument rien avoir avec le restant de leurs gammes tant la fabrication, présentation, poids et finition sont au summum de la marque !

 

 

à très bientôt