test: B&W 686

 

 

Voilà le début d’une série de test inhabituel sous ces colonnes à savoir une marque radicalement différente de klipsch, j’ai nommé B&W !!!

 

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Lors de mon grand test de biblios, j’avais au détour d’une écoute vaguement entendu de chouette petite biblios (des B&W CM1 en vérité) et j’avais envie de les essayer !

Vu le tarif un peu dissuasif de celle-ci (800€), j’ai préféré commencer tout gentiment avec des 686 qui font partie de la plus petite gamme de chez B&W à savoir la série 600. Cette série très réputée et ancienne dont les améliorations ont été faite en déclinant des 600, 602, 603… etc pour finalement en arriver à une gamme composé de deux biblios : 686-685, de deux colonnes : 684 et 683 et des centrales plus surrounds bien évidement !

Bon revenons à nos 686 :

Toute petite bibliothèque d’entrée de gamme équipée d’un 13cm en kevlar tressé (doté d’une ogive centrale), et d’un nouveau tweeter en aluminium. Les dimensions sont très comparables à celle d’une Klipsch RB51 puisque cette 686 est 1cm moins haute et 1cm plus profonde que la petite klipsch ! La B&W est est tout petit peu plus légère (4.7kg vs 5.5kg)

Le rendement annoncé est tout autre par contre puisque la klipsch est annoncée à 92dB contre… 84dB pour la B&W. La réponse en fréquence annoncée est fort semblable pour les deux et sans miracle particulier compte tenu de la taille des protagonistes.

D’un point de vue finition, elle est du type vinylique mais d’une couleur inconnue chez klipsch à savoir « wengé » !

C’est assez (même très foncé) d’ailleurs et cela rend la petite très discrète. La finition et l’assemblage de l’enceinte est sans faille et la qualité des HP embarqué est remarquable pour le prix ; voyez le détail sur les photos !

 

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Le bornier à l’arrière de l’enceinte est très bien conçus et d’une qualité incroyable pour une enceinte de ce prix (450€/paire) ; on peut y mettre des fiches banane, plate ou du câble d’assez bonne section (du 4mm² à mon avis). La façade avant est noires mais caoutchouteuse et donnant un bel aspect au toucher.

On peut aussi les accrocher au mur ce qui n’est pas fatalement la meilleure des choses vu que l’évent est comme sur le RB51 tourné vers l’arrière.

Par contre sont fournis ici des bouchons à placer dans les évents permettant de limiter le grave et par la même augmenter la tenue en puissance !

 

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Alors à l’écoute, qu’est ce que ça donne ?

Et bien, c’est presque un miracle !!!

On se demande comment une si petite boite est capable d’autant de niveau dans le grave. Un grave bien rapide, qui tape, plein de vie et qui ne vient pas parasiter le médium. C’est vraiment étonnant. Le médium-aigu est très équilibré mais il aura fallut une bonne trentaine d’heure pour que l’enceinte se « dégraisse » et parfois, on peu sentir une petite pointe dans l’extrème aigu !

Petite pointe qui donne un soupçon de surdéfinition d’ailleurs ce qui n’est pas fatalement déplaisant enfin du moins sur certains cd. Les voix sont très bien reproduites en générales et ressortent bien plus qu’une RB51 par ex qui parait alors très creusée dans ce registre. Sur de la musique électronique, ça ne se ressent pas mais dès qu’une voix rentre en jeu… la B&W écrase littéralement la klipsch qui parait alors bien fade. Alors pour cette histoire de rendement, qu’en est il réellement ?

 

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Et bien si les 84dB annoncé par B&W sont bien là… les 92dB de klipsch me paraissent alors complètement fantaisiste !

Peut être deux ou trois en plus (confirmé par le sonomètre), ça oui mais pas 8dB !

Ceci dit, 3dB, c’est déjà une impression de puissance doublée ; pas mal en vérité donc je pense que la klipsch est capable de sortir un niveau sonore quand même plus élevé que la B&W !

De plus, la RB51 est beaucoup plus directive ce qui confirme que le rendement plus élevé est obtenu dans un couloir plus restreint. C’est le principe même de pavillon Tractrix (plus de rendement certes mais l’angle de diffusion est moins élevé).

Puisque j’avais toute la gamme klipsch sous la main, je l’ai comparé (malgré que son rodage n’était pas terminé) et la comparaison fait mal aux Klipsch…

Même la meilleure des biblios klipsch à savoir la B3 reçoit sur certains genres musicaux (je le précise quand même) une véritable gifle !

Ayo et Katie Mélua sur la B&W, c’est vraiment un autre monde !

Une présence, une sensualité époustouflante à un point tel que j’ai bluffé (avec un test en aveugle) mon webmaster (freeman) dans cette affaire !

Il était persuadé d’écouter de grosses biblios… et c’était pourtant cette minuscule boite qui faisait la musique  ! La spatialisation et la profondeur que ces enceintes sont capable d’apporter sont stupéfiantes et ont les croiraient bien plus écartées qu’elles ne le sont en réalité ! Le rayonnement dans un angle très large donne ici un gros plus !

 

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Sur de la musique électronique ou en home cinéma, les klipsch reprennent l’avantage mais pas de loin. Ce sont clairement des petites enceintes prévues pour écouter de la musique avec un grand M.

Tient, je ne vous ai pas parlé des conditions de test mais ce sont bien évidement les même que pour toutes les autres biblios sauf pour les pieds qui sont maintenant 10cm plus haut ; à savoir couple classé CP700-CA2200, écarté largement des murs latéraux, positionnement quasiment au sommet du triangle équilatéral.

Ah oui, il est aussi à noter que les B&W s’écoutent de plus près que les Klipsch car leur technologie « portent » moins loin le son ! C’est une façon assez peu élégante de le dire mais la conclusion est bel et bien là.

Elles ne sont pas exemptes de défauts mais la rapidité et le caractère punchy du grave ainsi que les grandes qualités de timbres font de cette enceinte un véritable coup de cœur !

À un point tel que j’ai décidé d’essayer leur grande soeur équipée d’un 16cm (et du même tweeter) et même les CM1… oui j’ai craqué !

 

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Ces deux autres étant arrivées plus tard, je n’ai pas pu les comparer aux klipsch malheureusement.

 

Conclusion :

 

 

  1. + grave très étonnant pour une bibliothèque de cette taille (rapide, précis, articulé)
  2. + médium-aigu très riche en timbre et pas agressif
  3. + très bonne finition ; un cran au dessus de ce qui se fait à ce prix
  4. + rapport qualité/prix/prestation époustouflant

 

  1. - extrême aigu parfois un peu « pétillant »
  2. - tenue en puissance assez limitée
N'hésitez pas à commenter ce billet

14 Commentaires pour “test: B&W 686”

  1. Grand ded dit :

    La venue de ces tests B&W m’enchante ! Deux philosophies radicalement différentes avec les Klipschs, mais qui ont toutes deux une place près de mes oreilles. En effet, mon coeur penchait souvent pour la série 600 mais la difficulté d’amplification et le prix de ces enceintes m’ont fait faire un choix orienté vers Klipsch. B&W possède la définition et la richesse des registres. Les voix reproduites sont divines ! Mais Klipsch avait l’émotion concert… Si l’avenir me le permet je me ferai deux systèmes : Klispch pour les concerts et cinéma ; B&W pour la musique « avec un grand M  » comme vous l’avez si bien dit Olivier. Merci !!! Très impatient de lire votre CR sur les 685 mais surtout sur les colonnes 683 !
    Bonne continuation.
    Cordialement

  2. ashram dit :

    merci pour ton commentaire !

    par contre… je ne testerai pas dans l’immédiat les 683…
    je me suis juste limité au biblios.

  3. didou dit :

    Bonjour!

    Très convaincant votre test. Cela me pousse davantage à me pencher pour l’achat des B&W 686. Mais, dites-moi est-ce que associées au Marantz PM 6002, les B&W 686 pourraient « remplir » une pièce plutôt grande de 48m carrés.

    Merci.

  4. ashram dit :

    non, remplir 48m², cela me semble vraiment impossible pour des 685 alors pour des 686… c’est encore pire !!

  5. Didou dit :

    Merci pour votre réponse. Finalement, j’ai opté pour les 685 et toujours associées au Marantz PM 6002. Par contre, je n’ai pas trop le choix en matière de pièce pour l’écoute. Il ne me restait que le vestibule, qui est un espace à vivre aussi, mais plutôt grand pour une écoute hi-fi, peut-être (48 m carrés). Finalement, j’y ai choisi un coin et installé la stéréo. Je n’ai pas encore acheté les pieds pour enceintes, je compte le faire bientôt. J’ai accroché les B&W au mur en attendant.

    Pour l’écoute, ma foi, c’est pas mal si l’on est à volume raisonnable et pas très éloigné des enceintes. Il est vrai que si l’on monte le volume au dela de 60%, on sent que les « choses » arrivent plutôt à la limite ! Peut-être, est-il encore possible d’optimiser davantage avec les pieds en place et bien réglés ?

  6. fadem dit :

    Très intéressé par ce test en effet. Je suis en plein réfection de mon ensemble hifi et je lorgne sur ces petites 686 (en fait j’hésite avec des Highland Audio Oran). Il va falloir que j’aille écouter tout ça absolument. A votre avis, les 686 et un ampli Cambridge Audio (sans doute le 340A SE) feront-ils un bon mariage ?

  7. nounours dit :

    j’ai apprécié les deux tests BW 686 et CM1.
    j’aimerai les associer en home cinéma : les CM1 en principales et les 686 en arrière .
    Qu’en pensez vous ?
    Merci

  8. Electronick dit :

    Ce test est très bien fait. Je suis tenté par ces enceintes!

    Est-ce que ca peut se faire, si par la suite on désire faire évoluer le système, de les utiliser comme retour?

    A ce propos, j’ai une autre question: que conseiller comme câblage pour ces enceintes? Ma crainte, c’est que le câblage dans mes murs que j’utiliserais le jour ou je voudrais des retours est du… 1.5mm . Ce serait utilisable ou bien absolument pas?

  9. Atrus dit :

    Merci pour ce test, un parmi d’autres q

  10. Atrus dit :

    Merci pour ce test, un parmi d’autres, qui a influencé mon choix il faut bien el dire. Je viesn d’avoir mes 686 et elles sont encore en rodage mais j’avoue que même si je les apprécie bien, elles ne révolutionnent pas mon écoute. Elles remplacent mes « vieilles » DM 302. Ces dernières étaient un peu plus « chaudes », avaient une plage de restitution un plus large me semblent-t-il. Finalement, peut-être aurais-je du acheter les 685…

  11. AliX dit :

    Je quitte la marque Klipsch. J’ai eue les Klipsch RB61,… pas satisfait. J’ai ensuite acheter des colonne RF62. Là! ça allait mieux :) .J’ai eue par la suite avoir à acheter des enceintes biblio pour mon bureau. J’ai acheté les B&W 686. La première foi que j’ai écouté les 686…ma bouche est resté grande ouverte!!! INCROYABLE!!! La QUALITé du son a LITéRALEMENT ECRASé mes colonnes Klipsch RF62!!! J’achète tout de suite les colonnes B&W cm9 pour monter au paradis sans mourir :)

  12. Boulisshud dit :

    A la recherche d’un ensemble pas trop onéreux pour commencer en hifi.
    Je suis tombé sur cette paire d’enceinte que j’ai pu essayer dans un auditorium et elle m’ont convaincu.
    J’ai hâte de les recevoir (il ne les avait pas dans la couleur que je souhaitais).
    Associé avec un teac crh500 sa en fait un excellent ensemble pour un prix raisonnable.
    Merci au testeur qui m’as aussi aider à me décider.

  13. Guillaume dit :

    Je corrige une petite erreur que vous avez commise dans votre article. Pour doubler le volume subjectif d’écoute, il faut ajouter 10dB. 3dB c’est pour doubler la puissance, mais doubler la puissance ne double pas le volume d’écoute, il faut 10dB. Bonne continuation.

  14. ashram dit :

    effectivement, mes cours de physique sont bien loin… mille excuses :)

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